République démocratique du Congo: deuxième poumon de la Terre

Sa grande superficie, son emplacement stratégique et ses grandes richesses naturelles font du Congo un pays stratégique en Afrique. On le décrit comme le deuxième poumon de la Terre. On dit du Congo qu’il peut nourrir toute l’Afrique. Pourtant, le Congo est sujet à de grands conflits politiques, et ne vit pas de ses ressources. Plus de 80% des biens consommés sont importés.

Géographie et Hydrographie

La république démocratique du Congo s’étend de l’océan Atlantique, au plateau de l’Est, et est traversé par le fleuve Congo. C’est un énorme pays ou habitent 80 millions de personnes! Il équivaut en superficie à quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique et une fois et demie plus grand que le Québec (Canada), c’est le 11e État du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km2.

On y retrouve trois climats: le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

Hydrographie

Le fleuve Congo permet d’accéder à l’océan Atlantique, par sa ville portuaire. Avec sa longueur de 4 700 km, le fleuve Congo est le huitième plus long fleuve du monde et deuxième après l’Amazone. Son bassin est de 3 700 000 km2. Il prend sa source à Lwalaba, sur le haut plateau du Katanga, et se jette dans l’océan Atlantique. De nombreux autres cours d’eau irriguent l’intégralité du territoire. Il ya au centre du Congo, une vaste cuvette alluviale couvrant environ un tiers du territoire.

Sa végétation se compose de forêts équatoriales et de marais. Le bassin du fleuve Congo comporte un réseau hydrographique dense et de larges plaines inondables. Une pente régulière mène, au nord et à l’est, aux plateaux parsemés des vallées profondes de l’Oubangui, de l’Uele, de la Lukénié et du Lasaï (1 000 m) et à l’ouest, aux plateaux Batéké et de Lunda (1 200 m). À la frontière orientale, les grands rifts occupés par les lacs Tanganyika, Kivu, Édouard et Albert sont dominés par des môles granitiques (Rwenzori, 5 109 mètres) et des formations volcaniques (chaine des Virunga) parmi lesquelles le volcan actif Nyiragongo (3 470 mètres). Au sud-est s’étendent de hauts plateaux parsemés d’inselbergs (plateau du Katanga), des massifs aux sommets aplanis (monts Mitumba) et des fossés d’effondrement (lac Upemba). À l’ouest, une étroite bande sablonneuse et parfois marécageuse offre un accès à l’Atlantique8.Environnement
Article détaillé : Environnement en république démocratique du Congo.

La RD du Congo avait un score moyen de l’Indice d’intégrité du paysage forestier 2019 de 7.56, le classant 36e sur 172 pays9.
Les combats et expulsions de la seconde guerre du Congo ont eu de lourdes conséquences sur la nature et la forêt tropicale qui constituait autrefois l’essentiel du paysage du pays. Les zones de conservation ne couvrent que 11 % du pays (2014)10 alors que l’extraction de cuivre, du cobalt et de diamants, ainsi que l’exploitation du bois détruisent et menacent encore la forêt. La forêt humide est aussi menacée par des projets d’hydroélectricité.

La République démocratique du Congo possède une importante diversité floristique et faunique. On y trouve de nombreuses espèces de mammifères dont des espèces au territoire restreint telles que le gorille des montagnes, le gorille de plaine, le bonobo ou chimpanzé nain, l’okapi, le rhinocéros blanc du Nord, le paon du Congo10. Le pays compte également de nombreuses espèces d’oiseaux, de batraciens et de reptiles. La faune ichtyologique est représentée par une quarantaine de familles de poissons regroupant environ 1 000 espèces, dont environ 80 % vivent dans le système fluvial et le reste dans les lacs de l’Est10.

Déforestation incontrôlée

La déforestation est intense en république démocratique du Congo. Selon des projections de Greenpeace (2017), le pays pourrait avoir perdu 40 % de ses forêts avant 205011, alors qu’il a reçu des bailleurs internationaux des centaines de millions d’euros de fonds publics pour protéger ce patrimoine écologique majeur dans le contexte post-guerre du début du xxie siècle, en échange d’un moratoire sur l’octroi de nouveaux titres d’exploitation forestière12.

Ce moratoire, mis en place en 2002, a durant près de 20 ans freiné la déforestation, mais sans la bloquer. Greenpeace a dénoncé plusieurs viols du moratoire : dès les semaines suivant sa signature, de nombreux titres illégaux ont été distribués13, puis un décret présidentiel de 2005 a renforcé l’arrêté de 2002 mais 15 titres annulés en 2009 suite à cet arrêté ont été rétablis en 201114, puis trois concessions forestières ont encore été illégalement allouées en 2015 à deux sociétés : FODECO et SOMIFOR créées par des investisseurs très majoritairement chinois et ayant leur siège enregistrés à Kinshasa à la même adresse (à Limete)15,16,17, et ont été créées par des investisseurs chinois18)19, en 2020, 1,4 million d’hectares de concessions dites « de conservation » ont été offertes à des intérêts miniers20. Selon Rainforest, Claude Nyamugabo (prédécesseur de Mme Bazaiba) a attribué plus de quatre millions d’hectares de concessions illégales20. Puis, en 2021, le gouvernement envisage de lever ce moratoire, pour satisfaire l’industrie du bois et des bois exotiques. Ceci inquiète la communauté internationale et des ONG comme Greenpeace et Rainforest, car ce type de situation déclenche toujours une « déforestation en cascade » enduite quasiment impossible à arrêter. Selon le réseau Sauvons la forêt (2021), « l’ouverture à l’exploitation industrielle de millions d’hectares de forêts vierges serait un désastre absolu pour le climat, la biodiversité, l’État de droit et les droits humains des communautés forestières ». Selon les ONG, cela pourrait tripler la surface de coupes là où vivent « des milliers de communautés locales et de peuples autochtones » et « des espèces menacées » ; plus d’un million d’hectares concernent des forêts de tourbières dont l’exploitation pourrait libérer plus de 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone21.

Indice de Malnutrition chronique: un des plus élevé au monde

Malgré toutes ces ressources naturelles, la République démocratique du Congo illustre bien un paradoxe courant en matière de nutrition dans le monde. Les pays les plus riches en ressources naturelles sont souvent parmi ceux à présenter les plus graves problèmes de malnutrition, tel que c’est le cas en RDC, avec une malnutrition chronique atteignant les 52%. C’est un fléau que la coalition NSf en RDC se dévoue à enrayer!

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