BURKINA FASO, le pays des hommes intègres…

Depuis près de deux ans, Mathe Foufonsi Allah représente la coalition NSF au Burkina, un pays aux prises avec de dures réalités nutritionnelles. Le Burkina Faso est caractérisé par:

  • une stabilité politique et institutionnelle fondée sur une quête permanente du dialogue social et du consensus politique ;
  • un cadre macro-économique stable et durablement assaini ; un choix résolu pour une économie libérale ouverte sur l’extérieur ;
  • une zone de stabilité monétaire, avec une monnaie commune au sein de l’UEMOA, librement convertible avec une parité fixe par rapport à l’euro ;
  • une population jeune, dynamique, entreprenante et une main-d’œuvre abondante et réputée travailleuse ;
  • une position géographique centrale au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Une frontière commune avec six États de la CEDEAO et cinq États de l’UEMOA, donnant accès à un marché potentiel de 73 millions d’habitants dans l’espace UEMOA et de plus de 280 millions dans l’espace CEDEAO ;
  • un environnement juridique et judiciaire porteur, un droit des affaires harmonisé et en constante amélioration dans le cadre de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ;
  • un réseau routier international en bon état, assorti d’un système de transit international performant, faisant du Burkina Faso un carrefour des échanges des pays de l’UEMOA et de la CEDEAO ;
  • des potentialités économiques énormes et encore inexploitées dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, des mines, de l’industrie, du tourisme et des services ; et
  • d’énormes richesses en matière de patrimoine culturel…

Telles sont quelques principales raisons d’aller à la découverte du Burkina Faso.

GÉOGRAPHIE

Le Burkina Faso, ou « Pays des Hommes intègres », couramment appelé Burkina, est un pays de l’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer ni à l’océan. Anciennement appelé république de la Haute-Volta, sa superficie est d’environ 274 000 km² où vivent des hommes et des femmes travailleurs et déterminés. Il partage des frontières avec le Mali, le Niger, le Togo, le Bénin, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Il occupe la 73e place (sur 224) du classement des états en fonction de la surface de leur territoire.

Une grande pénéplaine constitue la majeure partie du paysage. Le sud-ouest du pays est plus escarpé : on y trouve le point culminant, le Tenakourou, qui s’élève jusqu’à 749 mètres, et quelques falaises.

ORGANISATION ADMINISTRATIVE

Le Burkina Faso est subdivisé en treize (13) régions administratives, 45 provinces et trois cent cinquante-deux (352) communes. Les deux (02) principales villes sont Ouagadougou, la capitale politique et Bobo-Dioulasso, la capitale économique. Le Burkina Faso est un pays démocratique et laïc. Il dispose d’institutions fortes et applique le multipartisme. Les libertés de presse et d’expression y sont garanties. Le pays s’est résolument engagé sur la voie de l’émergence économique.

Ouagadougou, la capitale, constitue le cœur économique, culturel et administratif du pays. Elle est d’ailleurs située en plein centre du territoire. Plus d’un million de personnes y vivent, dont la majorité des expatriés du pays. Comme toute grande ville, la capitale burkinabè comporte son lot de délinquance. Toutefois, en respectant les règles de sécurité élémentaire telles qu’éviter de circuler seul la nuit et éviter d’étaler sa richesse, il est possible de profiter de Ouagadougou sans problème.

Bobo-Dioulasso est située au sud-ouest du territoire, elle compte près de 500 000 habitants. Si Bobo-Dioulasso a longtemps été considérée comme le poumon économique du Burkina, du fait de sa position géographique stratégique, ce n’est plus le cas aujourd’hui, notamment en raison des différentes crises ivoiriennes.

CLIMAT

Le Burkina Faso a un climat intertropical. On distingue deux (2) saisons à durée inégale : la saison des pluies de juin à septembre et la saison sèche d’octobre à mai. Les mois les plus chauds sont février, mars et avril ou la température peut atteindre 50 °C. À l’inverse, les températures baissent de novembre à février grâce au souffle d’un vent appelé l’harmattan : les températures tournent autour de 30 °C la journée et 20 °C la nuit. Ces données générales varient en fonction des régions : au nord du pays, les pluies restent rares et les températures sont élevées toute l’année.

HYDROGRAPHIE

Le Burkina Faso est situé sur trois (3) bassins versants internationaux : la Volta, le Niger, la Comoé. Ces trois bassins sont eux-mêmes subdivisés sur le territoire burkinabè en quatre (4) bassins versants nationaux : le Nakanbé, le Mouhoun, le Niger et la Comoé. Enfin, à un niveau inférieur, ces quatre bassins nationaux sont subdivisés en dix-sept (17) sous bassins versants nationaux.

ÉCONOMIE

Le Burkina Faso est la troisième économie de la zone UEMOA et la cinquième de la CEDEAO en 2020. Le Burkina Faso est un pays enclavé du Sahel, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Avec un PIB 2020 de 17 047 Mds USD, pour une population estimée à 20,9 millions d’habitants qui croît au rythme de 2,9 % par an (7 % dans la capitale Ouagadougou), le Burkina Faso relève de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) avec un PIB/hab de l’ordre de 768,8 USD (contre 1 566,3 USD en Afrique subsaharienne). Sa forte pression démographique absorbe une part importante de la croissance économique, si bien que l’incidence de la pauvreté demeure forte dans le pays. Selon la Banque mondiale, près de 40 % de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté, l’espérance de vie à la naissance se situe autour de 60 ans et plus de 65 % des personnes âgées de plus de quinze ans ne sont pas alphabétisées. Les inégalités de revenus sont aussi prégnantes, selon le PNUD, les 20 % de la population la plus riche ont un revenu moyen 7 fois supérieur aux 20 % les plus pauvres. Le Burkina Faso qui connait une situation sécuritaire dégradée depuis 2014 est également marqué par d’importants déplacements de populations, estimés à plus de 2,2 millions de personnes.

UNE POPULATION JEUNE ET ENTREPRENANTE

Selon les estimations de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie, la population est estimée à environ 20 millions d’habitants en 2018, dont 51,70 % de femmes. Les personnes âgées de moins de vingt (20) ans représentent 59 % de la population totale qui croît à un rythme de 3,1 % en moyenne par an.

PAYS ESSENTIELLEMENT AGRICOLE

Deuxième pays producteur de coton en Afrique, après le Mali, avec une production estimée à 844 337 tonnes, le Burkina Faso possède aussi un potentiel de neuf (09) millions d’hectares de terre cultivable, dix (10) milliards de m3 d’eau de surface et cent treize (113) milliards de m3 d’eau souterraine. Le secteur agricole représente 34 % du PIB. L’industrialisation de l’agriculture et la promotion de l’agrobusiness sont au cœur du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020. L’élevage, l’autre pilier de l’économie nationale, connait une forte demande nationale et sous régionale en viande, cuirs et peaux et produits laitiers « made in Burkina ». Le pays est classé quatrième cheptel d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

D’IMPORTANTES RESSOURCES MINIÈRES

Deuxième pays le plus attractif en Afrique dans le secteur des mines, le Burkina Faso renferme plus de 20 % du potentiel minier de l’Afrique de l’Ouest avec comme principaux minerais, l’or, le zinc, le manganèse, l’argent, le fer, la bauxite. Son sous-sol regorge de substances minérales utiles comme le calcaire, la dolomie, le phosphate, le marbre, le talc, l’argile, la silice, l’antimoine. Le pays est le quatrième producteur d’or et deuxième pôle minier en Afrique.

RAYONNEMENT INTERNATIONAL DU PAYS

Avec un leadership bien affirmé sur le plan régional et international, le Burkina Faso promeut la paix et l’intégration entre les peuples à travers une participation active aux instances des ensembles régionaux et internationaux. Le Burkina Faso est membre du Conseil de l’Entente, du G5 Sahel, du Comité interétats de Lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS), de l’Autorité du Liptako-Gourma (ALG), de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA), de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU). L’aéroport international de Ouagadougou est bien desservi par de nombreuses compagnies aériennes de renommée internationale. La Compagnie nationale ainsi que d’autres de la sous-région assurent les dessertes entre les pays de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du centre.

SES ATOUTS

Le Burkina Faso est le deuxième pays le plus accueillant de la CEDEAO, selon le rapport 2014 du Forum Économique Mondial, et le troisième pays en matière de bonne gouvernance dans l’espace UEMOA, selon le classement 2015 de l’indice Mo IBRAHIM. En ce qui concerne la liberté de la presse, en 2018, le pays est classé 1er en Afrique francophone et 41e au niveau mondial. Le Burkina Faso fait partie des dix économies africaines qui se sont le plus améliorées ces dernières années selon la Banque Mondiale. Le pays des hommes intègres s’est doté d’un gouvernement issu d’élections démocratiques, transparentes, saluées par la communauté internationale en novembre 2015. L’économie est libéralisée et la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux est garantie par l’État et les organisations régionales (UEMOA et CEDEAO). Il offre aux investisseurs du monde entier, de réelles opportunités d’investissements dans des domaines variés. Le secteur de l’énergie dispose d’un important potentiel, notamment la construction et l’exploitation de centrales solaires, thermiques et hydro-électriques ainsi que la production de biocarburants.

UN PATRIMOINE CULTUREL, FAUNIQUE RICHE, VARIÉ ET PRÉSERVÉ

La terre des hommes intègres est sans conteste un pôle culturel unique en Afrique qui émerveille par une diversité de sites touristiques aussi bien naturels que culturels. Le pays accueille la biennale du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et bon nombre de conférences et de rencontres sous régionales et internationales qui attirent des visiteurs du monde entier pour un tourisme d’affaires par excellence. Cette richesse culturelle authentique, la diversité de sa faune et sa flore restent à être davantage mises en valeur par le développement d’infrastructures hôtelières de grand standing et l’aménagement de sites touristiques.

UN PAYS CARREFOUR, UNE TERRE D’HOSPITALITÉ

Situé au centre de l’Afrique de l’Ouest à environ une heure trente (1H30) de vol des capitales des pays limitrophes, le Burkina Faso offre une base régionale idéale pour rayonner dans l’espace UEMOA. Il est un point de transit stratégique pour les échanges commerciaux interpays. Il est le fruit de nombreuses migrations de peuples venus d’horizons divers.

LANGUES PARLÉES

Le Burkina Faso est une communauté de 63 groupes ethniques. La langue officielle est le français et les langues nationales les plus parlées sont le « mooré », le « dioula » et le « fulfuldé ». C’est une terre aux traditions multiséculaires qui est le résultat d’une quête permanente de dialogue social. Le pays est riche de sa diversité et prône le dialogue inter religieux et la coexistence pacifique.

LES PERLES DU FASO

Le Burkina Faso est sans doute le pays le plus adapté pour découvrir la faune d’Afrique de l’Ouest. D’une part, la multiplicité des parcs nationaux, réserves et forêts classées qui parsèment le pays est l’assurance d’une grande variété d’espèces animales et végétales. Elles sont nombreuses, ces perles du Faso (les parcs nationaux, les réserves et forêts classées) et constituent le patrimoine culturel du pays.

Parc National W

Le nom de parc W vient de la forme dessinée par les méandres du fleuve Niger. Sur une superficie totale de 1 030 200 ha, il s’étend dans le territoire de trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso et Niger). En 1926, pour la première fois, l’administration coloniale française identifiait cet espace de savane comme une zone refuge. En 1952-1953, le W fut classé Réserve totale de faune avant d’être érigé en parc national un an plus tard. Le parc national W a été créé en août 1954 et a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO à 1996.

Parc National Arly

Les parcs W et Arly du Burkina Faso jouxtent donc les parcs nationaux de la Pendjari, du W-Bénin et du W-Niger au niveau des frontières communes. Ils font partie du complexe écologique WAP. Ce complexe constitue la partie la plus septentrionale des vastes savanes soudaniennes qui couvrent la totalité d’un espace écoclimatique intercalé entre les savanes humides annonçant la forêt dense au sud et le sahel clairsemé. La zone du complexe des parcs nationaux W et d’Arly constitue un vaste ensemble de pénéplaines, caractéristique du vieux bouclier ouest-africain et parsemé d’affleurements cristallins.

Parc National de Deux Balés

Le parc national de Deux Balés est un parc national du Burkina Faso créé en 1967 et situé dans la province de Mouhoun au centre-est du Burkina Faso. Le parc a été établi à 1937 et occupe une superficie de 610 km2. Le parc abrite des savanes soudano-zambéziennes avec un tapis d’herbes et quelques arbres.

Parc National Kaboré Tambi

Le Parc National Kaboré Tambi est l’un des deux Parcs Nationaux du Burkina Faso. Il est situé au Burkina Faso entre la frontière du pays avec le Ghana et Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Le parc suit le cours de la rivière Nazinon. Grâce à sa biodiversité et à la particularité de son écosystème, il représente une réserve naturelle importante au cœur de l’Afrique occidentale. Situé à 115 km au sud de Ouagadougou, le Parc s’étend sur une superficie de 155 500 ha. Sa création remonte à 1936, mais sa classification officielle en tant que Parc National date de 1986.

LES FORMALITÉS D’ENTRÉE AU BURKINA FASO

Pour les ressortissants des états membres de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’entrée au Burkina Faso n’est pas conditionnée par l’obtention d’un visa. Les ressortissants des autres pays doivent obtenir un visa d’entrée au Burkina Faso. Tout demandeur doit s’adresser à la représentation diplomatique burkinabè la plus proche de sa zone de résidence. Pour ceux qui le désirent, ils pourront se faire établir le visa, à l’arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou.
Un certificat international de vaccination contre la fièvre jaune est requis pour entrer dans le pays. Les vaccinations contre l’hépatite et la méningite sont recommandées. Le paludisme étant une affection courante au Burkina Faso, une prophylaxie antipaludéenne est recommandée.