MISSION POST-PANDEMIE: priorité renforcement de capacités!

Avec la pandémie, il n’y a pas que les voyages dans le Sud qui ont cessé…l’aide internationale aussi! Nutrition sans Frontières ne cesse d’innover pour s’adapter à cette nouvelle réalité, qui semble être là pour durer. Mais comment appuyer les projets sans se déplacer, si ce n’est en donnant confiance aux ressources locales? Il suffit parfois de peu pour partir la roue…

Heureusement, NSF a toujours priorisé , lors de chacune de ses missions à l’étranger, de créer le plus d’agents multiplicateurs possibles. Ainsi, lors des 500 jours de missions, incluant ceux à So-Ava pour le projet Oeuf pour la Vie, nous avons réalisé tous les travaux sur le terrain en impliquant plusieurs nutritionnistes et agronomes, en prévision qu’ils prennent le relais. Une sage décision!

Pour soutenir l’implantation des professionnels locaux, NSF travaille déjà à distance pour offrir ce mentorat, et nous savons à quel point ceci peut être ardu, principalement à cause des problèmes de connections internet, et du peu de moyens financiers de ces professionnels pour se procurer des ordinateurs ou cellulaires assez récents, donc compatibles avec la technologie que nous prenons pour acquis. Faire un zoom, au Bénin, c’est une aventure en soi!

L’éducation en nutrition: la pierre angulaire de la prévention de la malnutrition

Ici, l’éducation en nutrition en milieu scolaire, cela va de soi. Mais c’est une réelle innovation dans les pays émergents, une innovation qui fait beaucoup de sens mais qui est peu répandue. Pourtant, c’est ce qui permet de couper l’herbe sous le pied à la malnutrition pour toutes les générations à venir! Ces jeunes élèves, dont près de 1 sur deux étaient en malnutrition lors de notre passage, sont les futurs parents de demain. Ce qu’ils apprennent, la fratrie en bénéficie, et les parents et enseignants sont également ciblés par les activités du programme. En suivant l’école toute l’année scolaire, le programme Un Oeuf pour la vie leur offre les outils pour savoir prévenir la malnutrition par une meilleure alimentation et les prépare à l’autosuffisance par les compétences de base en agronomie. Les répercussions sont tangibles et majeures pour toute la communauté.

Pour appuyer une école toute une année, les frais des professionnels locaux doivent être couverts, l’équipement de formation, le matériel pédagogique etc. Impossible de lancer un tel soutien sans être totalement assuré au préalable de pouvoir maintenir le soutien jusqu’à la fin de l’année scolaire. Les résultats sur l’état nutritionnel des enfants dépendent de ce soutien constant. C’est pourquoi les dons récurrents sont si appréciés! C’est ainsi que NSF peut prévoir combien d’écoles elle pourra appuyer, et que les promesses peuvent être tenues.

Le comité international: Les tentacules de NSF ailleurs dans le monde

C’est parce que NSF a toujours impliqué les bénéficiaires eux-mêmes que la collaboration sur le terrain a pu continuer malgré la pandémie! Nutrition sans Frontières comporte maintenant des membres de plusieurs pays et le nombre ne cesse d’augmenter! Le comité international, c’est un espace sécurisant pour que les professionnels et volontaires de plusieurs pays puissent chercher ensemble des solutions aux problèmes de nutrition. Ainsi, les projets peuvent prendre vie dans plusieurs pays en même temps. Ensemble on est plus forts!

Nos représentants à l’international sont:

Bénin: Ezechiel Bossignon, Armand Acakpo, nutritionnistes et Fabrice Tchabossou, agronome

Republique démocratique du Congo: Dr. Nathan Buduntidi, médecin

Burkina Faso: Mathe Allah Fonfounsi, nutritionniste

Cameroun: Jules Azemfack, nutritionniste

Côte d’Ivoire: Pierre Abro, agronome

Pôle NSF France: Cathelia Jousseaume

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